‘La Compassion du Diable’ de Fabio M. Mitchelli

La Compassion du Diable

FABIO M. MITCHELLI – LA COMPASSION DU DIABLE

Année de parution : 2014
Nombre de pages : 384
Genre : Thriller
Édition : Fleur Sauvage


Quatrième de couverture
1963 – Une nuit dans l’Ohio… impulsive. Suivront des corps, dans des barils en plastique.
1981 – Deux enquêteurs, hantés par leur passé. Le cannibale de Cleveland… et vous.
Votre compassion… celle pour le diable.


Sombre et tortueux. Une rencontre avec le Diable, voilà ce qu’est ce roman. Un face-à-face dément, au paroxysme de l’horreur, où l’auteur ne nous épargne rien. Vraiment rien. L’avertissement en guise de prologue n’est pas mis là par hasard, tant les descriptions nauséabondes et délirantes heurtent notre conscience. Un véritable déluge qui ne cesse de nous fracasser le crâne. Et quand on sait que Fabio Mitchelli s’est inspiré de faits réels…

PESTILENCE

1981 – Cleveland, aux États-Unis. Deux corps sont retrouvés dans des barils de plastique, au cœur d’un parc national. Enterrés depuis des années, ils ont refait surface à la faveur de travaux horticoles effectués dans les bois. L’un des cercueils est éventré, laissant s’échapper des effluves pestilentielles, à se retourner l’estomac. Le début du cauchemar pour la police locale. Car en mettant à jour ce charnier, ils vont découvrir l’existence d’une bête, un monstre tapi dans l’ombre, frappant et déchirant les âmes humaines depuis plus de quinze ans.

MALAISE

Mitchelli ne passe par quatre chemins, ne cherche pas à suggérer les choses. Non. Il balance ces ignominies sur la table de manière crue comme on jetterai un gros morceau de barbaque nécrosé, rongé par les mouches attirées par  l’odeur du sang. Usant d’un champ lexical éloquent, la puissance des mots agresse la vue et l’odorat, provoquant parfois un sentiment de malaise. Comment un être humain peut-il être capable de telles horreurs ? Comment ? Car le pourquoi, nous l’avons, dès le début, ou presque. L’auteur dévoile rapidement l’identité de celui qui sera surnommé « le cannibale de Cleveland ». Et pourtant, son écriture nerveuse et incisive parvient à garder une constance survitaminée, sans temps morts. Une maîtrise indéniable, au milieu des morts qui jonchent les pages du roman.

APPÂT

L’histoire n’est pas forcément fluide pour autant, car le triangle narratif mené tambour battant paraît, par moments, confus. Mais l’appât est trop appétissant pour ne pas mordre à l’hameçon. Le lecteur est ferré, pas sûr qu’il en ressorte indemne.

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2 commentaires sur “‘La Compassion du Diable’ de Fabio M. Mitchelli

  1. Kassyna dit :

    J’adore ta chronique 😀

    Aimé par 1 personne

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