‘Le Dernier des Vampires’ de Willis Hall

Le Dernier des Vampires

WILLIS HALL – LE DERNIER DES VAMPIRES

Année de parution : 1982
Nombre de pages : 227
Genre : Jeunesse – Fantastique
Édition : Castor Poche


Quatrième de couverture
Pour les Hollins, quinze jours de vacances, c’est l’aventure, surtout quand on ne sait pas lire une carte ! Un soir, ils plantent leur tente au pied d’un château biscornu. Une étrange musique s’échappe d’une tourelle, dans la nuit des yeux luisent… Qui est donc le mystérieux comte Alucard qui règne sur ces lieux non moins étranges ?


Ahlala… Que d’émotions en ouvrant ce livre. S’il devait n’en rester qu’un, ce serait celui-ci. Le Dernier des Vampires de Willis Hall. Si ma mémoire ne me trompe pas, ce titre jeunesse fût le premier roman à me faire de l’œil. Le tout premier que j’ai ardemment désiré, que je voulais tenir dans mes mains pour pouvoir le lire, m’immerger dedans pour ne plus en ressortir. Un objet rare qui a traversé les années sans prendre une ride (tout l’inverse de moi).

INCONNU

La famille Hollins décide de partir en vacances d’été. Mais cette fois, il y a du nouveau. Exit Crabton-sur-Mer et sa station balnéaire, bonjour l’aventure, à l’assaut des vastes contrées d’Europe. Seul souci, les Hollins sont vite dépassés et ne savent plus quel pays ils traversent. Un saut dans l’inconnu, le vrai. La France ? La Belgique ? L’Allemagne ? Le doute et l’énervement s’installent, et bientôt le couple anglais, flanqué de leur jeune fils Edgar, décide de faire du camping sauvage. Pour cela, quoi de mieux que de traverser une forêt noire comme la nuit, d’où émergent des yeux de fauves brillants de vert dans l’obscurité. Les Hollins ne vont pas tarder à faire la rencontre la plus palpitante de leur vie.

AFFRONTEMENT

Le récit est agrémenté de quelques dessins signés Babette Cole, rendant cette lecture déjà sympathique encore plus agréable. L’histoire, originale et bien construite, se lit vite. Avec d’un côté Les Hollins et le comte vampire, et d’un autre dLa Vengeance du Vampirees villageois à cran, prompts à empaler de la chauve-souris suceuse de sang, l’affrontement est tout ce qu’il y a de plus sommaire. Mais la façon qu’à l’auteur de ficeler ses idées est amusante, et c’est tout ce que l’on demande.

SUCCÈSL'Île du Vampire

Le Dernier des Vampires, fort de son succès, a eu droit à deux suites, également écrites par Willis Hall : La Vengeance du Vampire (1999), suivi de L’Île du Vampire (2000), mais qui n’auront pas suscité le même engouement.

‘L’École des Petits Vampires T.1 – La Quenotte d’Or’ de Jackie Niebisch

L'École des petits vampires T.1 - La Quenotte d'Or

JACKIE NIEBISCH – L’ÉCOLE DES PETITS VAMPIRES T.1 – LA QUENOTTE D’OR

Année de parution : 1999
Nombre de pages : 111
Genre : Jeunesse – Fantastique
Édition : Actes Sud ‘Junior’


Quatrième de couverture
Chez les vampires, on ne naît pas suceur de sang, on apprend à l’être.
Le diplôme de vampire professionnel nécessite beaucoup d’efforts et de longues années d’études. Le premier examen de passage est appelé la Quenotte d’or.
Pour le décrocher les héros de ce livre sont inscrits au très sérieux Collège d’ensaignement professionnel Comte-Dracula, réputé pour ses excellents résultats et que dirige le célèbre comte de Sanpoursan. Le fils de ce dernier, Philémon, est hélas affligé d’une rare et grave maladie : il ne supporte pas la vue du sang…


La Quenotte d’Or est un diplôme que tout vampire en devenir se doit de passer — et de réussir —. Ce roman jeunesse retrace l’année scolaire de jeunes créatures de la nuit, avides de sang et de connaissances. Enfin, pas tous, car l’un d’eux est atteint d’hémophobie aiguë. Imaginez un peu !

PHOBIE

Un vampire ayant la phobie du sang. Un préquel à Twilight ?
Bon, dans tous les cas, l’élève en question n’est autre que le fils du directeur de l’établissement scolaire. Un véritable tollé ! Une honte ! Une hérésie ! Comment régler cette affaire sans compromettre la réputation du collège d’ensaignement ?

Le comte de Sanpoursan, descendant direct de Dracula, va tout tenter pour sortir son fils de cette impasse. Et cela provoquera des histoires amusantes, quelques gags décalés qui feront rire les enfants, et pourquoi pas sourire les adultes. L’auteur s’adresse directement au jeune lecteur lors du prologue et use d’un humour omniprésent, qui fera passer un bon moment de lecture.
Comment aborder un humain sans risques ? Quels sont les principaux dangers pour un vampire ? Pas mal de questions auxquelles les bambins vampires doivent potasser avant le jour (pardon, la nuit) de l’examen final ! Sang compter sur l’Histoire des vampires et les dates importantes à retenir.

DRÔLE

Loin de leurs études, chez le monde des humains, un professeur un peu fou souhaite exterminer les vampires. Affublé de son crucifix et portant une grosse moustache, il tente de convaincre ses concitoyens, de les mettre en garde. Peine perdue, il se retrouve bien seul dans cette chasse aux chimères.

Sympathique, agrémenté de dessins réalisés par l’écrivain, voilà un récit plaisant sur de drôles de monstres. À noter également que L’École des Petits Vampires a été adapté en série d’animation de 104 épisodes.

‘L’Œil d’Horus’ d’Alain Surget

 L'Œil d'Horus

ALAIN SURGET – L’ŒIL D’HORUS

Année de parution : 1999
Nombre de pages : 159
Genre : Jeunesse – Aventure
Édition : Castor Poche


Quatrième de couverture
Le destin de Menî est tracé : héritier du trône de Haute-Égypte, il doit succéder à son père, Antaref. Pour l’heure, il sait à peine tirer à l’arc et ne s’intéresse qu’à ses animaux familiers. C’est alors qu’Antaref lui ordonne d’accomplir trois exploits pour prouver qu’il peut être roi.


Petit roman empreint de mythologie égyptienne et premier d’une trilogie portant sur l’Égypte antique, L’Œil d’Horus nous fait vivre les épreuves que doit accomplir Menî afin de prouver à son père, roi de Haute-Égypte, qu’il est digne de lui succéder.

PÉRIPLE

Le seul intérêt de ce livre réside dans le fait qu’il est une bonne source de connaissances sur la civilisation de l’Égypte antique et les croyances sur les différentes divinités. Ces dernières sont bien réelles et Menî décide d’en venir à bout afin de démontrer au roi qu’il a bien la trempe d’un pharaon. Parti par le Nil, il rencontrera au début de son périple une jeune fille de son âge, Thouyi, voleuse qui, pour échapper à ses poursuivants, lui imposera sa présence. Elle se révélera très utile par la suite car autant dire que sans elle, Menî n’arriverait à rien. Fils de pharaon, il est cependant très peureux et a pour seul ami au début de l’histoire sa petite mangouste.

BIEN ARGUMENTÉ

Bref, les deux adolescents partent à l’assaut des divinités et rencontrent tour à tour Sobek, dieu de l’eau, Sekhmet, lionne envoyée par Râ pour punir les hommes ayant osé s’insurger contre ce dernier, et enfin Horus, le dieu faucon qui est certainement l’une des plus importantes divinités dans la mythologie égyptienne, celui-ci étant en perpétuelle lutte contre Seth, le dieu du tonnerre et de la foudre. Très inégal, les péripéties vécues par les personnages contiennent quelques passages intéressants, comme le culte de Sekhmet qui est bien argumenté tout en restant simple pour un jeune lecteur.

EN DOUCEUR

L’intrigue est très légère et s’étalera sur deux suites. En résumé, ce roman permet une approche toute en douceur sur la mythologie égyptienne puisque l’auteur donne vie aux divinités de manière instructive et attrayante, et c’est bien là que réside le principal afin d’éveiller la curiosité chez les plus jeunes.