‘Bikini Atoll’ de Christophe Bec

Bikini Atoll

BIKINI ATOLL

Année de parution : 2016
Nombre de pages : 128
Genre : Horreur
Édition : Glénat ‘Flesh & Bones’


Quatrième de couverture
Théâtre d’essais atomiques au sortir de la seconde guerre mondiale et abandonné depuis, l’Atoll de Bikini, qui donna son nom au fameux maillot deux-pièces, possède désormais tous les atouts pour ravir les amateurs de plongée sous-marine.
Au programme : soleil, plages de sable fin, cocotiers, mais aussi épaves de navires militaires, bunkers désaffectés et hordes de requins carnivores !
Une mine de trésors cachés que leur guide promet de leur faire découvrir en détail sauf que nos touristes sont loin d’imaginer quelles horreurs se cachent derrière ce paradis exotique…


Flesh & Bones est une nouvelle collection créée chez Glénat en 2015. S’inspirant du style comics américain noir et blanc, celle-ci propose des one-shot horrifiques concoctés par des auteurs francophones. Christophe Bec, auteur réputé pour ses séries à succès tel Prométhée ou encore Sanctuaire, est désigné chef de file pour promouvoir cette série.

RADIATIONS

Pour Bikini Atoll, il scénarise un slasher nerveux, hybride entre La Colline à des Yeux et le jeu vidéo Far Cry, brillamment dessiné par Bernard Khattou.
Bikini Atoll est un îlot mondialement connu pour avoir donné le nom au même bout de ficelle qui habille les femmes à la plage. Témoin d’essais atomiques menés par la Navy en 1946, l’île va progressivement devenir hostile à toute forme de vie humaine, faute à un taux élevé de radiation.

PARADIS

Christophe Bec part d’une réalité déjà terrifiante en soi, pour l’accommoder des poncifs du genre et en faire une histoire excellente. Un groupe de touristes particulièrement hétéroclite décide de partir à l’aventure pour se mesurer aux dangers de Bikini. Il fait chaud, il fait beau, les bimbos font péter les maillots et les mecs leurs pectoraux. C’est amusant, on ne s’ennuie pas, et le trait est agréable. Tout est réuni pour passer un bon séjour sur l’îlot. Mis à part quelques frayeurs qui viennent annoncer le fléau. Une fois le pied posé sur le sable chaud, les deux auteurs plantent le décor : une atmosphère paradisiaque recouvrant les vestiges d’une civilisation anéantie. En quelques cases, les frissons arrivent et la peur noue l’estomac. Les malheureux touristes relèvent des détails étranges sans s’attarder dessus. Rien de nouveau à l’horizon, mais le style est efficace.

SUEURS FROIDES

Gore et excitant à la fois, Bikini Atoll vaut son pesant de sueurs froides, et Bec s’éclate aux commandes de ce récit radioactif en signant notamment un final dantesque.

‘Carthago Adventures – Chipekwe’ de Christophe Bec

Chipekwe

CARTHAGO ADVENTURES – CHIPEKWE

Année de parution : 2014
Nombre de pages : 56
Genre : Aventure, Fantastique
Édition : Les Humanoïdes Associés


Quatrième de couverture
L’homme croit avoir tout exploré, tout découvert. Il s’imagine avoir maîtrisé son environnement et n’avoir plus rien à craindre de ses prédateurs d’autrefois.

Mais il y a, au sommet des montagnes les plus escarpées, au fond des abysses ou dans la touffeur de jungles reculées, des créatures qui rôdent. Des géants aux mâchoires acérées qui ont peuplé les cauchemars de nos ancêtres.
Des chimères ? Des mythes anciens et dépassés ?

Ce sont en réalité des avertissements qui ont traversé les âges. Il suffit de savoir écouter…


Carthago Adventures est un spin-off de la série Carthago. Ces deux séries sont consacrées à la cryptozoologie, soit l’étude d’animaux à l’existence controversée, et dont beaucoup ne restent qu’au simple statut de mythe (ex : monstre du Loch Ness).

LÉGENDE

Un sujet très intéressant qui suscite la curiosité et la convoitise dans de nombreuses parties du globe terrestre. Contrairement à la série-mère (qui elle, traite de la fabuleuse découverte du mégalodon), Carthago Adventures sont des tomes pouvant se lire indépendamment les uns des autres.
Dans cette bande dessinée, Christophe Bec s’attaque à une légende africaine, celle d’un lézard géant qui hanterait le lac Dilolo, en Angola. Pour lever le voile sur ce mystère, Feiersinger, un milliardaire autrichien, collectionneur de chimères particulièrement égoïste, réquisitionne son aventurier fétiche, London Donovan, afin de retrouver et capturer cette créature venue des tréfonds de la préhistoire.
Commence alors une course effrénée et sanglante dans les eaux noires du lac, où Occidentaux et autochtones s’affronteront sur le terrain d’un dieu ancestral.

BUSINESS

Supercheries, attrape-touristes et passion dévorante. La supposée existence de bêtes préhistoriques a fait couler énormément d’encre, et ce encore de nos jours. Des fantômes d’un passé inconnu, d’une époque gigantesque, dangereuse et malgré tout séduisante. Il suffit de voir les documentaires ou les longs-métrages — la saga Jurassic Park pour ne citer qu’elle — pour noter ce succès auprès du public.
Christophe Bec, qui s’occupe du scénario, pointe (légèrement) du doigt ce business florissant, fleurant bon le fric facile pour les escrocs. Sans pour autant oublier de préciser que les légendes ont toutes un fond de réalité…

BASIQUE

Malgré une entame prometteuse, le récit trace sa voie linéaire et propose une intrigue basique, à la manière de certains films de série Z. De l’action pure et simple, sans prise de tête. Avec un brin de facilité, l’énigme du Chipekwe est résolue trop rapidement. Mais pour la rigueur scientifique, on repassera. Un bande dessinée de détente, sans prétention, qui se lit vite, mais qui malheureusement peut s’oublier tout aussi vite.