‘Ria – Chroniques de la Lumière – T.2 – Le Pouvoir du Sceau’ de Thorsten Kiecker

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RIA – CHRONIQUES DE LA LUMIÈRE – T.2 – LE POUVOIR DU SCEAU

Année de parution : 2012
Nombre de pages : 64
Genre : Fantasy
Édition : Paquet


Quatrième de couverture
Un sceau magique, partagé en cinq fragments, pourrait sauver le pouvoir de la déesse.

Sa puissance ramènera le monde vers la lumière. Ou le plongera pour toujours dans l’obscurité.


DÉLICE

Deuxième volet de cette série aux illustrations féeriques et à l’imagination débridée.
Toujours aussi efficaces, les dessins sont clairement la plus belle réussite de cette saga (à l’heure actuelle). Avec des couleurs alternant entre le sombre et les teintes vives, plus colorées, chaque case est un régal pour les yeux, tant au niveau des paysages et des personnages. Tout y est détaillé avec soin, et les arrière-plans regorgent de trouvailles savoureuses. Un vrai délice que de s’aventurer dans les méandres de ce monde irréel et enchanté.

MANQUES

Mais le rythme de cette quête peine à s’accélérer, et celle-ci reste un imbroglio bien difficile à démêler. Cependant, il ne faut pas oublier le contexte. La série n’en ait qu’à son deuxième tome sur cinq de prévus : c’est donc normal que le mystère perdure. Mais les périples pour retrouver les fragments manquent de liants et le contenu reste assez plat, même s’il faut l’admettre, le talent du dessinateur n’est absolument pas à contester.

HORIZONS

Des nouveaux personnages apparaissent, de nouveaux horizons s’élargissent pour Ria et ses accolytes, et ces derniers découvrent des peuples soumis, aveuglés par la puissance d’un sceau magique au dessein bien trop hermétique pour le moment. Le scénario paraît un peu confus et conclut rapidement ces recherches chimériques, et les rebondissements arrivent de manière soudaine, impromptue. C’est frustrant tellement les fresques colorées qui embellissent les pages sont sublimes. Un plaisir qui reste intact, au contraire du scénario d’où émerge quelques incompréhensions.

DANS LA MÊME SÉRIE
T.1 – Graine d’Espoir

‘Ria – Chroniques de la Lumière – T.1 – Graine d’Espoir’ de Thorsten Kiecker

Ria T.1 - Graine d'Espoir

RIA – CHRONIQUES DE LA LUMIÈRE – T.1 – GRAINE D’ESPOIR 

Année de parution : 2011
Nombre de pages : 64
Genre : Fantasy
Édition : Paquet


Quatrième de couverture
Alors que le royaume de Tenebra est englouti par les ombres d’une terrible force noire, une fragile étincelle de lumière apportera l’espoir.

Un sceau mystérieux et la lutte de quelques individus décideront du destin de tout un monde.


Avant même de jeter un œil à l’intérieur, la première chose évidente qui attire l’attention est la magnifique couverture aux couleurs envoûtantes, exquise pour le regard. Bienvenue dans le monde magique de Tenebra, sorte d’alter-ego de l’exo-lune Pandora du film Avatar.

FÉERIE

Les auteurs nous font glisser dans un univers féerique, avec flore, faune et autres êtres vivants sortis tout droit d’une imagination fertile mais également enfantine. Loin d’être péjoratif, ce terme met en avant l’esprit affiché par cette bande dessinée : le trait est élancé et tout en courbe, et cela donne l’impression d’un dessin animé défilant sous nos yeux.
Il semble que l’accent a volontairement été plus poussé sur le visuel, et ce au détriment du scénario.
Cela vise donc logiquement un large public, même si la prétendue facilité pourrait rebuter certains amateurs en quête d’une intrigue plus complexe.
Le récit est donc plutôt simpliste avec un affrontement du Bien contre le Mal, un personnage principal étant la clef de la solution, par conséquent convoitise de chaque clan. Sans trop développer davantage, le récit est au moins cohérent et ne se perd pas dans des dédales incompréhensibles.

COULEURS

Les couleurs renforcent cet aspect bon enfant du Bien contre le Mal avec d’un côté, des couleurs douces (vert et bleu) lorsque l’histoire se penche sur Ria, et de l’autre des nuances de rouges lorsqu’il s’agit du méchant Noctus et ses sbires. La série sera étalée sur quatre tomes, autant dire que ce qui ressort de ce volume n’en est à peine qu’à l’aube de son dénouement et qu’il est bien difficile de donner un avis ferme.

UN RÉGAL

Mais, visuellement, c’est un petit bijou auquel on prend plaisir à feuilleter, à la recherche de quelconque détail fantaisiste présent dans les cases. Un vrai régal pour les yeux et l’imagination, à condition de ne pas être trop regardant sur un scénario, certes débordant de trouvailles, mais un peu faiblard.

DANS LA MÊME SÉRIE
T.2 – Le Pouvoir du Sceau