‘Méchant Garçon’ de Jack Vance

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JACK VANCE – MÉCHANT GARÇON

Année de parution : 1989
Nombre de pages : 256
Genre : Thriller
Édition : Pocket ‘Terreur’


Quatrième de couverture
Pauvre Ronald ! Une tentative de viol qui tourne mal et le voilà recherché pour meurtre. Sa mère le sermonne, mais elle comprend bien qu’il s’agit d’un accident et l’aide à se cacher de la police. Par chance, il y a dans la maison un petit réduit qui ne demande qu’à être aménagé.
Le jeune meurtrier s’y installe. En principe juste pour quelques semaines, le temps que l’affaire se tasse… Mais sa mère, son seul lien avec le monde extérieur, victime d’un malaise, est emmenée à l’hôpital…


Jack Vance est un auteur renommé dans le monde littéraire de la science-fiction. Décédé en 2013, il excellait également dans le domaine du polar, bien que sa réputation y fût moins importante.

COUP D’ÉCLAT

D’ailleurs, la préface signée François Guérif (éditeur chez Rivages/Noir) tente de remettre les pendules à l’heure sur ce manque de reconnaissance. Méchant Garçon, publié pour la première fois en 1973, est pour lui un coup d’éclat, auquel Jack Vance s’attriste que personne n’ait pris la peine de reconnaître sa réelle valeur. Une bonne mise en bouche pour un récit de 250 pages, promesse d’une histoire se lisant sans problèmes.

LA HAINE

Vance a créé un jeune homme odieux, antipathique. Une brute écervelée, dont la propre conscience s’est enfouie dans un monde imaginaire. Dorloté par sa chère mère, il n’a aucun sens des responsabilités puisque celle-ci le place continuellement sur un piédestal. L’auteur nous met au plus près des pensées intimes de ce ‘Bad Ronald’, et c’est avec effroi que l’on constate que cet adolescent complexé par son physique se construit une identité à part, aux antipodes de la réalité. Un schizophrène en devenir, tenant des propos incohérents et inquiétants.
Une telle aversion pour un personnage principal met mal à l’aise et bien que l’histoire soit courte, ses agissements donnent la nausée. La haine. Viscérale. Voilà le sentiment que l’on éprouve envers Ronald. Aucune once de pitié ne peut lui être accordée. Encore moins de compréhension.

DÉRANGEANT

Peu de protagonistes étayent ce roman, et l’essentiel se déroule en huis-clos, dans le petit réduit sous l’escalier. Ronald y communique avec le monde extérieur grâce à quelques trouvailles dues à son ingéniosité (ingéniosité construite de toutes pièces par son cerveau détraqué).
Contraint à l’indépendance à cause d’un fait horrible (qui pour lui ne l’est pas), il va tenter de se forger une image faussée de lui-même, ce qui renforce cette impression de dégoût envers cet être qui n’a d’humain que l’enveloppe extérieure.

La plume de l’auteur est simple, et pourtant particulièrement cinglante, donnant au final un résultat superbe, mais néanmoins dérangeant.

5 commentaires sur “‘Méchant Garçon’ de Jack Vance

  1. Pleack dit :

    Tu collectionnes les psychopathes 🙂
    Tu préfères Ronald ou le boucher de Chitchurch alors ? 😀

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  2. Nathalie M dit :

    c’est bien de faire la lumière sur des romans qui ne sont pas forcément des nouveautés. J’ai entendu parler de celui-ci à plusieurs reprises et je me demande même s’il ne traîne pas quelque part dans ma bibliothèque…

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