‘Le Portrait du Mal’ de Graham Masterton

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GRAHAM MASTERTON – LE PORTRAIT DU MAL

Année de parution : 1988
Nombre de pages : 476
Genre : Horreur
Édition : Pocket ‘Terreur’


Quatrième de couverture
Ils étaient prêts aux pires atrocités pour conserver l’éternelle jeunesse que leur conférait le portrait maléfique.
Un portrait de douze personnages au visage en décomposition… La toile est l’oeuvre d’un certain Waldegrave, ami d’Oscar Wilde et passionné d’occultisme, mais elle est sans valeur et plutôt médiocre. Alors pourquoi la mystérieuse Cordelia Gray veut-elle à tout prix s’en emparer? Quel est le secret du portrait? Qui sont les douze personnages? Vincent Pearson, l’actuel propriétaire du tableau, découvre un lien entre cette œuvre démoniaque et une série de meurtres particulièrement abominables qui secouent depuis quelques mois la Nouvelle-Angleterre…


Graham Masterton est un écrivain britannique s’étant fait une place de choix dans le monde de l’horreur, dans les années 80.
D’ailleurs, la collection ‘Terreur’ n’hésite pas à l’affubler du surnom de ‘Lovecraft des années 80’. Une belle référence donc.
Ses romans se distinguent de par leur surprenante originalité quant aux faits horrifiques, mais surtout leur point de départ : un char de la Première Guerre mondiale dans Le Jour J du Jugement, un trône en ébène maléfique pour Le Trône de Satan, en passant par un miroir possédé avec Le Miroir de Satan. Des choix éclectiques, innovants, portés par des dialogues fournis et, parfois, une bonne dose d’humour noir.

CLIN D’ŒIL

Le Portrait du Mal est son roman le plus connu. Brillante réécriture de Le Portrait de Dorian Gray, son récit conserve l’ossature de l’œuvre d’Oscar Wilde tout en y étant agrémenté d’une bonne pincée d’hémoglobine. De nombreux clins d’œil en rapport avec le roman du 19ème siècle sont utilisés par Masterton : noms des personnages, lieux,…
C’est amusant de voir une telle tournure des événements.

CONSTANCE

Sans trop pousser dans les scènes insoutenables, Masterton maintient une certaine pression lors de quelques passages et les nombreux échanges entre les protagonistes, denses et maniés avec une grande constance, permet au récit de se suivre sans temps morts (ou presque). L’action n’est pas forcément au rendez-vous, et ces héros ordinaires qui peuplent les décors imaginaires de l’auteur anglais privilégient les mots aux actes.
Une chose récurrente dans l’univers de Masterton, parfois longue et redondante, mais toujours distribuée avec talent.

LA RÈGLE

Des personnages hauts en couleur (voire le contraire pour certains) des descriptions détaillées qui aident à se fondre dans l’intrigue, une ligne narrative intéressante et un final bien senti, levant le voile sur les questions préalablement posées.
Un bon moment de lecture, sanglant mais pas dégoûtant, à dévorer au chaud, chez soi, pendant qu’il pleut dehors. Un bon cliché, mais les histoires de Graham Masterton sont parfaitement calquées pour cela. Et Le Portrait du Mal ne déroge pas  à la règle.

DU MÊME AUTEUR
Le Jour J du Jugement

2 commentaires sur “‘Le Portrait du Mal’ de Graham Masterton

  1. Ta chronique me donne envie découvrir ce livre, des que j'aurai lu Dorian Gray je m'y plonge.

    Aimé par 1 personne

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