Interview de Michaël Sailliot

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Être amoureux des mots, c’est bien. Partager et échanger avec ceux qui en font des romans, c’est mieux.

Michaël Sailliot est un jeune auteur français à découvrir ! Ayant à son actif deux romans (Le Goût du Sang – Coup de cœur Fantastique 2015 de la ville de Somain, et Connexion avec LàMØrt), ouvrages baignant dans l’horreur et le fantastique, il vous emportera dans ses sphères ésotériques, décrites avec soin par sa plume léchée.

Voisin de palier d’un certain Franck Thilliez, il a accepté de répondre à mes questions.


Bonjour Michaël, pour commencer, expliquez-nous un peu votre parcours littéraire. Quelles sont vos grandes dates personnelles en tant qu’écrivain ? 

Bonjour Chroniques de Papiers, merci de m’accorder cette interview et bonjour à ceux (et celles) qui liront celle-ci !
Au-delà d’avoir fait un baccalauréat littéraire, mon parcours se résume à l’amour de la lecture avant tout et ce dès ma plus tendre enfance (chaque semaine, j’attendais le bibliobus avec impatience).

Ado, j’écrivais aussi des textes de musique pour des groupes avec une certaine délectation, mais je n’ai eu en tête d’écrire des histoires que bien plus tard, à l’âge de 22 ans. C’est en lisant « Écriture : Mémoire d’un Métier » de Stephen King que m’est venue l’idée d’écrire. J’ai essayé et j’ai aimé. J’ai aussi persisté, car écrire demande beaucoup de travail.

Aujourd’hui, je suis ravi de voir Le Goût du Sang sous sa forme actuelle, mais les choses ne se sont pas faites que de manière naturelle et depuis la sortie de mon premier recueil de nouvelle, Le Nouveau Prof et Autres Nouvelles, j’ai beaucoup appris et je pense avoir encore beaucoup à apprendre.

J’ai écrit Le Goût du Sang en 2010, mais il n’a été édité qu’en 2015 pour plusieurs raisons. Les maisons d’éditions qui devaient le publier à l’origine ont fermé (il devait connaître une première édition en 2012, il a été ensuite repris par une seconde maison qui devait le sortir en 2014). Je ne regrette rien, car je suis heureux d’être ensuite tombé sur Kitsunegari Éditions et Perrine Rousselot. Cela m’a aussi permis de collaborer entre temps avec Franck Guilbert — qui a notamment édité des noms comme Sire Cédric ou Céline Guillaume chez Nuit d’Avril — et d’obtenir de précieux conseils en matière de rédaction.

 

Le Goût du Sang est un condensé d’horreur et de sexe, le premier étant souvent tourné en dérision, permettant ainsi d’atténuer le côté cru et parfois dérangeant du second. Est-ce là votre ligne de conduite, vouloir proposer une vision décalée des créatures de l’Enfer tout en restant dans un registre sanglant ? 

Le sexe, c’est la vie !5a831-10348384_796119920474950_741196292742488155_n
Quant à l’horreur…
L’horreur, on ne devrait la trouver que dans les œuvres de fiction, mais malheureusement, ça fait aussi partie de la vie.

Le Goût du Sang est un gros mélange de genre. Un brassage aussi divers que varié qu’il a fallu équilibrer en apportant une dose de ci, une dose de là. Dans son aspect le plus horrifique, le roman est parfois très, très cru. Apporter de petites notes d’humour est donc peut-être une volonté de donner un peu de répit au lecteur. Après le côté humour à dix balles, c’est ma manière de faire dans la vie de tous les jours en fait. L’humour reste une bonne manière de se protéger des démons, non ?

Je ne dis pas que je ferai ça pour tous mes romans, mais j’aborderai sûrement les choses de la même façon pour ceux qui tourneront autour de cet univers.

 

Votre roman regorge de trouvailles et le bestiaire de l’Enfer est plutôt fourni. Quelles sont vos références littéraires ? 

Concernant mes références littéraires en général, je citerai Stephen King, Graham Masterton, H-P Lovecraft, Serge Brussolo et Ray Bradbury. Il y en a énormément d’autres, mais c’est eux qui ont avant tout influencé mon adolescence et donc mon goût pour la littérature fantastique.

En matière d’Enfer, je lis aussi beaucoup d’ouvrages ésotériques dans le sens strict du terme. J’en cite dans le roman, il me semble, mais le panel est tout aussi large. J’aime beaucoup aussi la vision de l’Enfer de Dante dans sa Divine Comédie. Dans Le Goût du Sang, je fais référence aussi à la théorie de la pluralité de l’Ego et de ses différents «Moi», mais également à la théorie de la Seconde Mort qui sont des références gnostiques. Aujourd’hui, si j’écrivais Le Goût du Sang, j’apporterais encore une toute autre vision des choses, car depuis j’ai — comment dire ? — fait mes propres expériences…

En matière de bestiaires, je n’hésite pas à inventer mes propres créatures. Les dégorgemons et les métampes en sont des exemples.

 

Et cinématographiques ? 

Ce n’est pas faire matière d’exemple de dire cela, mais toute mon enfance télévisuelle a été marquée par les films d’horreur…
Ma mère adorait les films d’horreur et elle était assez souple niveau interdiction en nous laissant parfois (souvent) les regarder. Mon premier film au cinéma a d’ailleurs été une comédie sur les vampires et je ne devais avoir que deux ou trois ans à l’époque. Ma mère avait voulu faire plaisir à mon plus grand frère pour son anniversaire. Ce jour-là, elle n’avait pas eu d’autres choix que de m’emmener avec eux. Elle a toujours été persuadée que j’avais dormi pendant toute la séance, mais j’ai en réalité été traumatisé (même si ce n’était pas un film d’horreur à proprement parlé). Ensuite, le goût est resté (l’envie de se faire peur sûrement aussi) : Amityville, Freddy : les griffes de la nuit, L’Exorciste, La MoucheLe Blob, etc.
Tous ces films m’ont fait faire des cauchemars, mais cela ne m’empêchait pas de les regarder.

 

Acceptez-vous de nous parler de Connexion avec LáMØrt, votre ‘nouveau’ roman, à paraître en mai 2016 aux éditions Kitsunegari ? 

1c4ca-12814293_947619938652300_7480473478731524578_nConnexion avec LáMØrt est le petit frère du GDS. Ensemble, ils font partie de ce que j’aime appeler officieusement le cycle d’Evil-les-Mines. Le roman est une réédition avec une version plus soignée. Connexion avec LáMØrt n’est pas la suite à proprement parlé du GDS puisque je l’ai écrit avant et le roman peut donc être lu indépendamment. Néanmoins, pour ceux qui ont lu Le Goût du Sang, on y retrouve Gabriel Papadhópoulos.
Ce dernier vient au secours de Seth Claider, un adolescent aux prises avec LáMØrt, une entité aux origines mystérieuses. Ce roman affiche au début un état d’esprit « club des cinq » avant de basculer totalement dans le fantastique/horreur. Les thématiques y sont assez nombreuses (notamment la mort, l’amitié, l’amour) et le roman est plus accessible que Le Goût du Sang dans le sens où il n’y a pas d’avertissement de lecture. Certains ados pourraient même facilement s’identifier avec les personnages.

 

Pour terminer, quels sont vos projets à venir ?

Concrètement, j’aimerais finir un troisième opus en cours en rapport avec l’univers d’Evil-les-Mines.
J’ai encore quelques romans fantastiques/horreur en prévision. Beaucoup d’idées à ce niveau à mettre en place.

J’aimerais aussi faire une incursion dans la littérature jeunesse, car en définitif, mes premiers souvenirs de lecture remontent à l’âge où j’avais 8-9 ans (j’aimerais pouvoir toucher le jeune public comme j’ai pu être touché à cet âge-là).

J’ai aussi dans l’optique de faire mes premiers pas dans le thriller (hors fantastique) d’ici quelques années.

Enfin, j’aimerais aussi écrire des livres ésotériques dans le sens strict du terme, mais ça c’est une toute autre histoire et quoi qu’on puisse en penser, il n’est pas question ici d’imaginaire. Il suffit de faire ses propres expériences pour s’en convaincre.

De quoi faire donc !

Un commentaire sur “Interview de Michaël Sailliot

  1. pleackispoch dit :

    Coucou Jaca !
    Je viens à toi pour deux choses:
    . Déjà, belle interview. Je ne connais pas du tout cet auteur. C'est aimable de sa part d'être disponible ^^
    . Comment fait-on une interview avec un auteur ? Par internet ? En réel ? Lors d'un événement ? Tu pourrais me répondre en MP sur LVA.
    Bien à toi, et merci à l'auteur ! 🙂

    Aimé par 1 personne

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