‘Avant d’Aller Dormir’ de S.J. Watson

Avant d'Aller Dormir

S.J. WATSON – AVANT D’ALLER DORMIR

Année de parution : 2011
Nombre de pages : 410
Genre : Thriller
Édition : Sonatine


Quatrième de couverture
A la suite d’un accident survenu une vingtaine d’années plus tôt, Christine est affectée d’un cas très rare d’amnésie : chaque matin, elle se réveille en croyant être une jeune étudiante célibataire ayant la vie devant elle, avant de découvrir qu’elle a en fait 47 ans et qu’elle est mariée depuis plus de vingt ans.
Tous les traitements ayant jusque-là échoué, son dernier espoir réside dans son nouveau neuropsychologue, Ed Nash. Celui-ci lui a conseillé de tenir un journal intime pour l’aider à se remémorer son quotidien et ainsi rassembler peu à peu les fils de son existence.
Quand Christine commence à constater de curieuses incohérences entre son journal, ce que lui dit son entourage et ses rares souvenirs, elle est loin de se douter dans quel engrenage elle va basculer. Très vite, elle va devoir remettre en question ses rares certitudes afin de faire la vérité sur son passé… et sur son présent.


Steve Watson s’est fait connaître en 2011 avec la parution d’un livre ayant eu par la suite un incroyable engouement : Avant d’Aller Dormir. Porté par de nombreuses critiques toutes aussi dithyrambiques les unes des autres, ce best-seller fût adapté au cinéma en 2014, les droits ayant été rachetés par le réalisateur Ridley Scott.

INCONNU

Le concept est assez déstabilisant : en effet, chaque jour qui débute est un délicat retour à la case départ pour Christine, celle-ci n’ayant donc plus aucun souvenir de sa vie précédent la dernière nuit écoulée.
On imagine dès les premières pages la détresse qu’elle peut éprouver chaque matin, au saut du lit. Elle ne se reconnait même pas dans son propre reflet, de ce fait la peur et l’appréhension s’engouffrent en elle tel un venin foudroyant.

Deux hommes seront alors présents en tant que recours (et secours) pour l’aider à garder un certain équilibre dans cet univers qui lui semble complètement improbable, et surtout étranger : son médecin, le docteur Nash, ainsi que son mari, Ben.
Ce dernier est un homme brisé, s’accrochant à l’amour qu’il éprouve envers sa femme, tentant de tenir à bout de bras le semblant de vie qu’il leur reste. Pour lui aussi, chaque réveil est synonyme d’inconnu, d’une angoisse récurrente où il doit tout expliquer à celle qui partage sa vie, sans relâche.

PARANOÏA

Car il faut le dire, les nombreux chapitres qui émaillent ce roman sont redondants. Rien de plus normal quand on sait que Christine doit relire tous les jours son journal pour tenter de réactiver sa mémoire. Ce journal est un condensé de ce qu’elle a vécu les semaines antérieures au préambule du récit. Une idée du docteur Nash qui lui avait conseillé de coucher sur papier ses impressions personnelles, jour après jour. Tout ce qui pouvait aider, pas à pas, à reconstituer sa mémoire défaillante. Au fil du roman, et de la propre histoire de Christine, l’auteur place son attachante héroïne dans un perpétuel brouillard dont il semble impossible pour elle de s’en extirper. Comme elle le dit si bien, elle a « l’impression de flotter. Sans amarres. »

Partant de ce constat, elle tiendra donc ses notes quotidiennement, et remarquera petit à petit suffisamment d’incohérences entre ce qu’elle écrit et ce qu’on lui dit pour constamment tout remettre en question. Est-elle paranoïaque ? Invente-t-elle tout ? Qui croire ?
Une tonne d’interrogations se déverse sur elle et sur le lecteur, et c’est avec une certaine avidité que le fin mot de l’histoire se fait attendre. Pour patienter, quelques bribes de souvenirs reviennent à Christine à mesure que les chapitres défilent, l’auteur souhaitant semer ses indices au compte-goutte. Cela donne un aperçu de la vérité, mais une vérité flouée, comme si elle se dévoilait à travers une plaque de verre dépoli.

ROCAMBOLESQUE

Vient ensuite, et comme toujours, le dénouement. Une cinquantaine de pages où tout s’explique, tout se met en place et où les aspérités se gomment pour former une conclusion rocambolesque, malsaine, mais plutôt logique. À l’instar de Shutter Island de Dennis Lehane, Avant d’Aller Dormir est un roman qui peut se relire une seconde fois sous un angle totalement différent.

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