‘Cujo’ de Stephen King

STEPHEN KING – CUJO

Année de parution : 1981
Nombres de pages : 360
Genre : Horreur
Édition : Albin Michel


Quatrième de couverture
« La chaleur tuera cet été ! Ça va être terrible « , avait prédit Evvie Chalmers, la doyenne de Castle Rock. Elle ne se trompait pas : l’été 1980 fut effectivement le plus chaud que Castle Rock eût jamais connu. Ce fut aussi un été sanglant.
En fait, tout commença le matin du 16 juin, lorsque Cujo, un Saint-Bernard aussi impressionnant que débonnaire, se fit mordre par une chauve-souris. Mais au fond, cela avait peut-être commencé dès le moi de mai, lorsque Tad Trenton avait cru voir un monstre, dans le placard de sa chambre…
Bien sûr, ses parents l’avaient rassuré, il avait fait un cauchemar, les monstres n’existent pas, voyons !

Ils se trompaient : même dans les petites villes paisibles, les monstres guettent, tapis dans l’ombre…


Stephen King aime donner un tour horrifique aux simples peurs enfantines. Quatre ans avant Ça et son clown tueur, l’auteur mondialement connu avait fait d’un gentil (et massif) Saint-Bernard le personnage clé d’un de ses romans. Sauf que le chien allait contracter la rage…

FISSURES

Castle Rock, la ville où se concentre l’histoire, a été le théâtre quelques années auparavant d’une série de crimes. Le tueur a été arrêté, celui-ci se donnant ensuite la mort. Mais ces atrocités perpétrées sont encore bien présentes dans les mémoires des habitants de cette petite bourgade du Maine.
Comme souvent, ou comme toujours, le King installe très lentement le décor. Une présentation très poussée de plusieurs protagonistes nous est exposée, et l’on découvre doucement des personnages ne menant pas la vie facile. Ils ne sont pas épargnés et, déjà bien avant l’arrivée de Cujo, leurs vies présentent des fissures.
C’est donc dans un contexte difficile et morose qu’évoluera tout ce petit monde.
Celui-ci est constitué principalement de deux familles que le chien, devenu dangereux, déchirera.

SUFFOCANT

L’auteur répand dans son roman une atmosphère générale suffocante, tant par le vécu des deux familles que par le climat en lui-même, pesant, harassant. Il ne donne aucun répit à quiconque, ou alors de très courte durée.
Le récit prend aux tripes, et la peur s’empare du lecteur en même temps que la tension monte dans l’histoire. En effet certaines situations relèvent du plausible, du réel, malgré certaines coïncidences pouvant paraître assez invraisemblables.

AGONIE

Et le point culminant de cette peur, c’est Cujo. Ou plutôt la bête sanguinaire et irréfléchie qu’il est devenu. Le chien, calme, attentionné et aimé des enfants au début, devient progressivement un animal rongé par la maladie. Stephen King propose le point de vue du canidé tout au long du roman. Sain d’esprit et joueur, prêt à sacrifier sa vie pour sa famille d’adoption, il voit ses pensées devenir troubles suite à la morsure d’une chauve-souris enragée. Il mène dès lors un combat acharné envers lui-même mais finira par abdiquer, au prix d’effroyables souffrances s’opérant dans son corps à l’agonie.
Sa souffrance est admirablement retranscrite et l’on ressent de la peine pour Cujo, lui qui était si affectueux.

Il est bien rare d’éprouver de l’empathie pour un monstre, et c’est là une des grandes qualités de ce roman.

DU MÊME AUTEUR
Ça T.1


4 réflexions sur “‘Cujo’ de Stephen King

  1. Fan de Stephen King depuis plus de 20 ans, Cujo est le seul de ses romans que je n'ai pas pu terminer. Pas parce qu'il ne me plaisait pas, mais au contraire parce que le suspens a été trop dur pour moi. Les souffrances endurées par le chien, mais aussi par les personnages terrorisés par lui ont eu raison de mes nerfs. Ce qui prouve bien le talent du King! 🙂

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