‘Batman – L’Asile d’Arkham’ de Grant Morrison

Batman - L'Asile d'Arkham

BATMAN – L’ASILE D’ARKHAM

Année de parution : 1989
Nombre de pages : 100
Genre : Fantastique
Édition : DC Comics


Quatrième de couverture
L’asile d’Arkham est un récit d’horreur psychologique mettant en scène Batman et quasiment tous les malades mentaux criminels de l’asile de Gotham. Emmenés par le Joker, les pensionnaires d’Arkham prennent le contrôle de l’établissement. Ils ne libéreront leurs otages qui si l’on accède à leur ultime requête : que Batman leur soit livré et qu’il devienne l’un des leurs.


L’Asile d’Arkham est un comics très sinistre, très glauque. Nous pénétrons dans un univers lugubre, et les auteurs nous confrontent à tous les esprits torturés de l’univers Batman. Sa lecture ne se fait pas aussi facilement qu’une simple bande dessinée. Les dessins (ou peintures) forment de véritables tableaux d’œuvres d’art à chaque page tournée.

ENVOÛTANT

Rester contempler n’est pas un problème car les couleurs sont superbes, excessivement sombres, et les dessins sont magnifiquement détaillés, c’est un vrai régal pour les yeux. Le Joker prend là des traits démoniaques et suscite réellement la peur. Son humour malsain renforce la noirceur du cadre de l’histoire.
Cette production est vraiment curieuse, à la fois envoûtante et terriblement frustrante. Envoûtante car les peintures martyrisent nos yeux et nos cerveaux de la plus belle des manières pour nous choquer, nous interpeller…

Et si c’était nous les fous ?

… Et frustrante car le récit est un peu confus, alternant le moment présent et les souvenirs d’Arkham sans même en avertir le lecteur. Nous ne voyons que l’ombre massive de Batman durant tout le récit, comme s’il n’était plus qu’un simple pion, un simple fantôme au milieu de tous les fous de l’asile. Le Joker est le maître des lieux et utilise Batman comme une vulgaire marionnette. C’est lui qui dirige ce « jeu » et il laisse l’homme chauve-souris dériver dans les labyrinthes de l’asile.

POUR LES INCONDITIONNELS

Ce dernier va alors à la rencontre de plusieurs de ses ennemis et n’a pas d’autre choix que de se battre, mais pas seulement physiquement.
En dépit de cette beauté aux proportions rarement égalées, l’histoire est à réserver aux inconditionnels. Le récit s’attarde sur l’aspect psychologique des personnages et en oublie un peu l’action. En effet, l’intrigue est mise de côté au profit du simple questionnement sur la santé mentale de Batman. C’est regrettable car on pourrait s’attendre à quelconque rebondissement mais non…

La fin arrive comme un cheveu sur la soupe, totalement imprévue et un peu décevante.

QUITTE OU DOUBLE

Cependant, chaque scène choc est vécue de manière très intense, comme si la folie de la chauve-souris nous emparait. Ce comics ne vous laissera pas de marbre et la première lecture terminée, beaucoup de questions pourront rester en suspens. Une seule lecture ne suffit pas pour être pleinement satisfait de ce livre. Une seconde s’imposera si l’on souhaite aller plus loin dans la compréhension.

Soit cette œuvre est forte, puissante et unique, soit elle est hermétique, pénible et sans saveur. Quitte ou double.


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