‘Grands Anciens T.2 – Le Dieu Poulpe’ de Jean-Marc Lainé

Grands Anciens T.2 - Le Dieu Poulpe

GRANDS ANCIENS T.2 – LE DIEU POULPE

Année de parution : 2011
Nombre de pages : 48
Genre : Fantastique
Édition : Soleil


Quatrième de couverture
Nouvelle-Angleterre, 1850.
Le jeune Ishmaël écoute avec incrédulité le récit que lui fait Herman Melville… L’écrivain lui conte l’aventure fantastique d’un capitaine baleinier, Achab, embarqué pour une campagne qui l’entraînera aux confins des océans et de la folie ! Ainsi que le destin de ce marin au corps couvert de cicatrices, qui sera peut-être le dernier espoir des matelots du Pequod.

Ishmaël ne croit pas ce que Melville lui raconte. Il ne croit pas à la folie du survivant d’un naufrage passé, qui délire et parle dans une langue qu’aucun humain ne connaît. Et il ne croit pas à l’apparition de ce monstre tentaculaire qui envoie les navires par le fond.

Ishmaël ne croit pas à la légende du Kraken.


Nous avions laissé à la fin du premier tome le capitaine Achab et son équipage aux prises avec le gigantesque Kraken. Le second opus débute exactement là où le premier s’était terminé et nous sommes spectateurs d’un combat éphémère puisque le rapport de force est assez inégal, mais Achab n’en restera pas là…
Henri Melville est toujours le narrateur de cette fantastique épopée et son histoire racontée au jeune Ishmaël peut être perçue comme un remodelage de son fameux Moby Dick.

SPLENDIDE

Le dessin est toujours d’une remarquable précision, et l’ambiance sombre et lugubre telle que l’on peut se l’imaginer est bien présente. Les hommes d’Achab sont tourmentés par les visions de la bête, cette dernière ayant mené leurs âmes dans des abysses d’une noirceur indicible, condamnant dès lors leurs esprits à errer dans la folie. On retrouve ici les ingrédients des divinités imaginées par Lovecraft au début du XXème siècle. D’ailleurs, de longues litanies sur le culte de Cthulhu sont fréquemment utilisées dans les planches.

Le travail de Bojan Vukic est encore une fois splendide et ce dernier se surpasse pour nous imprégner de la terreur, la folie et la haine éprouvées tout au long par les marins.

NOUVELLE AMPLEUR

L’accent fantastique prenant une nouvelle ampleur dans ce deuxième tome, l’auteur introduit également un personnage fantastique issu de la littérature anglaise. Même si sa présence ne prête pas à la situation, Jean-Marc Lainé ne le place pas là tel un pion stupide mais au contraire le fond parfaitement dans le récit et celui-ci prêtera main forte à l’équipage du Pequod pour un second et ultime assaut envers le Kraken/Cthulhu. Là, il faut apprécier la logique de la collection 1800 qui se veut de réunir plusieurs grandes figures de la littérature du XIXème siècle. Cette troisième référence, après Moby Dick et Cthulhu, bien qu’ayant un certain intérêt dans le déroulement de l’action, est relativement peu à-propos surtout que le premier tome s’est effectué sans sa présence.

TITANESQUE

Au terme d’une bataille titanesque s’étalant sur un bon tiers de la bande dessinée, Melville nous apporte une réponse concernant les baleines blanches, censées être les proies des baleiniers mais devenant au contraire leurs alliées. Là aussi les auteurs usent de l’univers lovecraftien et nous propose une vue sur la cité engloutie R’lyeh, là où « Cthulhu rêve et attend »…

DANS LA MÊME SÉRIE
T.1 – La Baleine Blanche


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