‘Graal’ de Philip Michaels

Graal

PHILIP MICHAELS – GRAAL

Année de parution : 1991
Nombre de pages : 352
Genre : Horreur
Édition : J’ai Lu ‘Épouvante’


Quatrième de couverture
Quand s’achève la quête du Graal… commence l’Horreur suprême.

Les deux novices étaient empalés sur des piquets plantés de part et d’autre de l’autel. Des mouches bourdonnaient autour des cadavres… Dans la seconde rangée de bancs, Mathieu découvrit les corps des quatre autres frères. On les avait décapités et on avait mis des têtes de chèvres et de moutons sur leurs épaules…
C’était l’an de grâce 926. Ceux qui avaient massacré les prêtres de St. Gallen n’avaient pas trouvé ce qu’ils cherchaient. Un calice d’or… Le Saint-Graal ?

Un siècle et demi plus tard, le Vatican exhume la relique pour l’exposer à travers le monde ! Et dès que le calice arrive à Boston, on retrouve le corps sauvagement mutilé d’une jeune fille à côté du musée. Simple coïncidence ? Mais bientôt, l’horreur se déchaîne… Quel est l’ennemi ? Un tueur fou, ou bien quelque chose d’infiniment plus puissant, venu du fond des âges ?


Graal est le premier et unique livre de Philip Michaels publié en français. D’après de rares sources internet, cet auteur aurait sorti trois romans, dont Graal, sorti initialement en 1982. Difficile d’en savoir plus sur l’écrivain. Dommage, car il est toujours intéressant de déterrer du passé quelques ouvrages méconnus.

LÉGENDAIRE CALICE

Graal, comme son nom l’indique, concentre son champ d’action autour de ce légendaire calice aux pouvoirs surnaturels. Alors que depuis des siècles il est jalousement gardé dans les catacombes du Vatican, afin de prémunir l’Humanité d’un désastre sans précédent, le voilà, par la faute de la vénalité d’un cardinal, envoyé du côté de Boston dans le cadre d’une exposition.
Commence alors une lutte croisée entre l’Église, la police de Boston et une force venue des profondeurs de l’Enfer.

INACHEVÉ

Partant d’une idée assez originale, l’histoire se suit sans embûches mais souffre constamment d’un manque d’action. La partie de cache-cache pour savoir que faire du calice semble être le principal fil conducteur au détriment d’une intrigue qui aurait pu se révéler haletante. L’auteur fait rapidement du surplace et nous montre en long et en large les différentes techniques, véridiques ou non, pour dater un matériau. À moins d’aimer la physique, sauter ces quelques pages n’affecteront en rien la compréhension de l’histoire.

Du côté des personnages, aucun ne ressort réellement du lot. C’est dommage, surtout que Michaels fait intervenir quelques individus possédant à n’en pas douter un charisme nécessaire dans une œuvre littéraire : avec un prêtre aux allures de play-boy, une scientifique au physique ravageur doublé d’une remarquable intelligence et un flic solide comme un roc, il perdure comme un sentiment d’inachevé.

AMERTUME

C’est frustrant de bout en bout puisque le roman se lit facilement, même si certaines descriptions laissent à désirer (faute de traduction peut-être). Le final accentue encore la déception car celui-ci semble bouclé un peu n’importe comment, avec des incohérences qui paraissent stupides et un épilogue laissant place à un profond soupir d’amertume.


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