‘Nosferatu T.2 – Para Bellum’ d’Olivier Peru

Nosferatu T.2 - Para Bellum

NOSFERATU T.2 – PARA BELLUM

Année de parution : 2012
Nombre de pages : 56
Genre : Fantastique
Édition : Soleil


Quatrième de couverture
Tout mon être désire te vider de ton sang, mais cela serait trop doux. J’ai deux millénaires de douleur à partager avec toi.

Je veux que désormais, tu vives dans la haine et la peur.


Suite et fin du diptyque consacré au vampire originel : Nosferatu. Pas si originel que cela car le second tome nous en apprend plus sur la genèse du Mal. Nosferatu, accompagné de Vladek, nous conte la légende des ancêtres, les vampires les plus puissants et les plus vieux au monde. Ainsi, à travers de nombreux flashbacks, les auteurs nous entraînent dans l’une des plus anciennes civilisations, et sans doute aussi l’une des plus cruelles. C’est à travers elle que le vampire Nosferatu va naître, au côté d’un allié pour le moins surprenant. C’est totalement incongru mais tant pis, c’est hilarant et finalement ce n’est pas si indigeste que cela.

AMOUR

Le dessein du Nosferatu prend nettement plus forme mais, malgré sa puissance et son aura, il va vite avoir à rendre des comptes à des êtres tout aussi rusés que lui. Ainsi commence une guerre intense qui va vite atteindre son paroxysme. Surtout que la plus grande faille du vampire réside dans sa part d’humanité qui lui fait ressentir le sentiment propre à tous les mortels : l’amour.
Immortel ou pas, il va bien prendre cher à cause de ce « détail ».

DÉTRESSE

Sinon du côté des « gentils », il y a Éric, chasseur de vampires possédant, outre un goût prononcé pour la castagne, un vocabulaire très riche et varié. Ce brave homme, dont la vie a été brisée à tout jamais des années auparavant par une horde de vampires ayant décimé sa famille, se met en tête de tuer le Maître. Bon ok, mais cela exigera quelques sacrifices. L’histoire d’Éric, enfin celle d’avant le drame, nous est brièvement racontée les 3-4 premières pages. C’est gore, on ressent ce sentiment de détresse que peut éprouver un homme devant un tel carnage, mais surtout la mise en page est parfaite. La transition entre cette époque et la nôtre est également bien trouvée.

Ce deuxième opus est beaucoup plus sanglant que son prédécesseur, faute aux flashbacks qui nous livrent sur un plateau l’extrême férocité et les atrocités accomplies par les bêtes sanguinaires. Car, comme l’annonçait le premier tome, nous n’avons pas affaire à des vampires en guimauves. Le récit nous offre un bon moment de lecture, le tout agrémenté de dessins très corrects. C’est beau, puissant, et les différents détours dans l’histoire du Nosferatu sont bien manœuvrés. C’est costaud et on ne s’ennuie pas.

SPLENDIDE

La toute fin est, à mon sens, tout bonnement splendide et place cette bande dessinée un cran au-dessus de beaucoup d’autres.
Rien n’est fait à la légère, la trame principale possède des bases solides qui ont été consolidées tout au long des deux tomes, et a atteint réellement son apogée lors de ce final conclut magistralement. Car Nosferatu est à la fois le bon, le méchant, le bourreau et la victime. On ne sait dès lors plus où se situer et dans quel camp se placer.

En résumé, l’abondance de superlatifs pour commenter cette bande dessinée n’est certainement pas fortuite.

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