‘L’Évangile selon Satan’ de Patrick Graham

L'Évangile selon Satan

PATRICK GRAHAM – L’ÉVANGILE SELON SATAN

Année de parution : 2007
Nombre de pages : 525
Genre : Thriller
Édition : Anne Carrière


Quatrième de couverture
2006, Hattiesburg, dans le Maine.
Rachel, l’assistante du shérif du comté, enquête sur la disparition de quatre jeunes serveuses. Elle disparaît à son tour. Marie Parks, profileuse au FBI qui possède des dons de médium et s’est spécialisée dans la traque des cross-killers – les tueurs en série qui voyagent -, est chargée d’enquêter sur la disparition de Rachel. Elle retrouve son corps torturé et la dépouille des quatre disparues crucifiées dans une crypte. Le tueur, abattu par le FBI, est un moine qui porte les signes du Diable.
Quelques jours plus tard, au Vatican, le cardinal Oscar Camano, patron de la congrégation des Miracles, apprend que les quatre jeunes femmes assassinées sont les religieuses qu’il avait envoyé aux Etats-Unies pour enquêter sur la vague de meurtres qui frappent l’ordre des Recluses, un ordre très ancien, chargé depuis le Moyen Age de protéger et d’étudier les manuscrits interdits de la chrétienté. Il confie au meilleur de ses exorcistes, le père jésuite Carzo, le soin de retrouver la trace de cet évangile que l’Eglise a perdu six siècles plus tôt …


L’Évangile selon Satan. Voilà un nom qui peut soit prêter à sourire soit nous faire imaginer une intrigue sanglante. La seconde option est plutôt à privilégier car l’auteur nous plonge dans un univers cauchemardesque et cruel à souhait. Graham nous inonde de nombreux flashbacks, remontant ainsi jusqu’à la crucifixion du Christ sur le mont Golgotha. Flashbacks certes nombreux mais ces derniers sont bien arrangés en étant découpés en plusieurs mini-chapitres.

Les histoires associant l’Église aux mystères les plus sombres de notre civilisation ont toujours une saveur particulière : en effet, la Foi est puissante, et ce pour des milliards d’adeptes à travers le monde. Croyants ou non, une image s’est forgée en chacun de nous concernant tout ce qui a pu nous être apporté au travers de la Foi chrétienne, tel Dieu et Jésus Christ.

MENSONGES

Imaginons que tout cela soit faux. Remettre en question plus de 2000 ans de croyances, les réduire à néant et plonger nos consciences et nos âmes dans un chaos apocalyptique et sans retour possible. Voilà ce que nous propose Patrick Graham dans son premier ouvrage. 500 pages qui mettent à mal la chrétienté en nous révélant de grands mensonges volontairement cachés aux yeux des gens par l’Église. Car l’humanité ne sera jamais prête à accepter certaines vérités.

Dégommer l’Église et placer des moines ultra-violents et immortels au compte d’une partie du Vatican à la base de l’intrigue, bah c’est assez jouissif comme concept.

L’histoire de ce manuscrit interdit, sorte de Bible maléfique renfermant les plus odieuses vérités de notre monde, protégé par certains et ardemment désiré par d’autres, sera le point de départ et la cause des nombreux meurtres qui marqueront le roman.
C’est gore, c’est sûr, mais au Moyen-Âge, les mises à morts étaient extrêmement sauvages. Les décors sont très bien mis en valeur, on se transpose sans peine aux époques voulues par l’auteur. Beaucoup de détails nous parviennent pour nous permettre au maximum d’entrer dans la peau des protagonistes, et nos sens sont mis en avant lors de certaines descriptions : principalement celui de l’odorat. Cela peut paraître surprenant et pénible au bout d’un moment mais cela prend tout son sens arrivé vers les trois-quarts du livre. Marie Parks, qui endosse le rôle principal, subit d’importants traumatismes physiques mais aussi psychiques durant tout le récit. Graham a été bien inspiré et très sadique vis-à-vis de son héroïne, c’est à se demander en quelle matière elle est faite pour résister à autant de brutalité.

HALETANT

L’auteur a conçu son roman comme s’il était pré-destiné à être adapté au cinéma. Chaque scène est détaillée sans aller jusqu’à un paroxysme exaspérant, mais c’est sans mal que l’on imagine la chronologie des événements. Avec un méchant moine, bestial au possible, une policière malmenée par ses visions morbides, un jeune exorciste chargé de sauver l’humanité et une pléiade d’autres acteurs, L’Évangile selon Satan ne contient que peu de temps morts.

Les recherches effectuées par l’auteur ont été importantes et cela se ressent sur le rendu des différents événements, notamment lors des scènes se déroulant au Vatican. C’est précis et la pléthore d’appellations concernant les nombreuses hiérarchies résidant au Saint-Siège ont de quoi perturber la lecture.

CLIFFHANGER

Le fantastique, qui à la part belle durant une majeure partie du roman, laisse place lors du dernier tiers à l’enquête policière et, mis à part une fin un peu en cliffhanger et quelques passages un peu trop simplistes, ce roman est agréable à lire, même si le départ tonitruant qui ne nous laisse pas le temps de respirer et une fin assez vague peut laisser quelques questions en suspens.

DU MÊME AUTEUR
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